Certes la pertinence des 2 derniers outils cités progresse. Mais en plus de l'habitude d'utiliser Google, le réflexe presque, un autre élément m'a convaincu de n'utiliser pour l'instant que Google. Cet élément est une simple requête, une recherche anodine qui s'est transformée en peine capitale pour Bing et Yahoo (rien que ça!).
Quelle est cette fameuse requête ?
La fameuse recherche est "instinct paternel". Ce concept commence à se frayer un chemin dans notre société. Péniblement parfois. Dans les faits, de plus en plus de pères assument au moins aussi pleinement qu'une mère l'éducation des enfants. Et c'est un grand progrès.
Seulement, de la même manière qu'il existe encore de méprisables machos, il existe aussi de méprisables sexistes qui osent dire qu'utiliser un tel terme est un non sens; mieux vaut dire qu'un homme a un fort instinct maternel plutôt qu'un instinct paternel.
Ou encore plus intelligent, les pères s'occupant avec amour de leurs enfants ont un côté féminin très développé.
Voilà le genre stupidité que l'on peut lire ou entendre.
L'égalité des sexes s'entend dans les 2 sens. On parle beaucoup aujourd'hui des femmes courageuses qui mènent de front carrière professionnelle et éducation des enfants. Je ne remets pas en cause leur courage. Simplement elles ne sont pas les seules dans ce cas. C'est le cas de nombreux hommes aussi.
Cela me fait penser à la célèbre phrase de Valery Giscard d'Estaing à l'attention de François Mitterrand; "vous n'avez pas le monopole du cœur". Mesdames, vous n'avez pas le monopole de l'amour et l'attention porté aux enfants.
Bon ça y est, c'est fait, j'en ai mis en colère plus d'une. Revenons à nos moutons.
Google et l'instinct paternel
Il y a quelques mois, lorsque vous recherchiez instinct paternel dans Google, voici les résultats qu'il vous proposait :

Non vous ne rêvez, instinct paternel était pour lui une faute d'orthographe ou de frappe et il vous proposait de plutôt rechercher instinct maternel.
Les mentalités évoluent dans notre société, Google aussi:
Google considère aujourd'hui l'instinct paternel comme une requête à part entière et non plus une faute d'orthographe! Victoire ;-)Mais qu'en est-il des autres moteurs de recherche?
Bing et l'instinct paternel

Bing vous demande tout simplement si vous ne recherchiez pas plutôt "instinct maternel"
Yahoo et l'instinct paternel

Yahoo prend quant à lui la liberté d'intégrer dans les résultats, d'une part des résultats de la recherche instinct paternel et des résultats de la recherche instinct maternel d'autre part.
Curieusement, Yahoo ne prend pas la liberté d'ajouter des résultats de la recherche instinct paternel pour une recherche instinct maternel:

Vous comprenez maintenant pourquoi en ce mois de juillet 2009, je vote Google et non Bing ou Yahoo!
je ne sais pas si l'instinct maternel et/ou paternel existe,
RépondreSupprimerce que je sais,
c'est qu'il y a des parents, quelque soit leur genre, qui sont des parents aimants, et d'autres qui n'en sont pas.
Nous n'en sommes actuellement qu'à 1% de congé parental pris par les hommes, et cela m'étonne, d'autant plus qu'ils sont de plus en plus nombreux à demander une garde alternée.
Je relève qu'à l'heure où l'on affirme que l'instinct maternel n'existe pas, (Elisabeth Badinter par ex.) on commence à parler de celui des pères.
j'ai personnellement vu des pères très attentifs, à l'écoute et disponibles pour leurs bébés, et ça me fait plaisir.
Bonne continuation.
Je crois que vous résumez de la meilleure des manières en disant : "il y a des parents, quelque soit leur genre, qui sont des parents aimants, et d'autres qui n'en sont pas."
RépondreSupprimerSortir le genre du parent de la réflexion sur l'amour porté aux enfants est en soi un progrès.
A l'heure actuelle, notre ministre de la famille Nadine Morano ne semble pas être en mesure de prendre ce recul et poursuit ses réflexions à partir de préjugés sur l'investissement des parents hommes ou femmes dans l'éducation des enfants.
Selon elle, leur investissement dans cette merveilleuse et compliquée à la fois aventure de l'éducation des enfants est bien plus important que celui du père. La femme sacrifierait sa carrière professionnelle pour se consacrer à ses enfants. Je vais reprendre votre formule en disant qu'il y a des parents qui font ce choix, des mères bien sûr mais aussi des pères. J'ai fait ce choix, qui n'en n'est même pas un pour moi, il s'agit plutôt d'une évidence.
Les propos de la ministre sont pour moi discriminants et blessants. On ne répond pas à une discrimination envers les femmes par une discrimination envers les hommes.
Je vous remercie pour votre message.